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Les flottes militaires en 3200

Ici, on se penche plus avant sur les flottes de l'Empire et de la Fédération. Les vaisseaux de guerre sont d'un tout autre accabit que les vaisseaux civils et, bien que vous n'en rencontrerez jamais aucun dans le jeu, voici comment j'imagine leur existence et leurs capacités dans l'univers Frontier de David Braben.

L'Empire Impérial: Le Leviathan basse technologie

La Marine Impériale, aussi appelée Marine de Sa Majesté ou Marine de Sa Majesté Impériale, est de loin la plus grande force armée de l'univers connu, éclipsant ses équivalents Fédéral et Indépendant. Au contraire de la Marine fédérale ou des petites unités entretenues par des corporations indépendantes, la Marine Impériale a la charge de nombreux devoirs ingrats et coûteux en ressources. Généralement, l'Empire n'est pas aimé dans les systèmes extérieurs qu'il colonise et chaque convoi commercial doit être du coup protégé par une escorte. Les pirates errent librement dans les systèmes qui bordent les noyaux des deux super-puissances, et si les compagnies commerciales de la Fédération peuvent se permettre de payer leurs propres escortes, l'Empire gère au cas par cas tous les mouvements de ressources vers et en provenance des ses colonies et doit ainsi payer un lourd tribut pour leur protection. L'Empire entretient aussi un grand nombre de flottes de combat actives, que ce soit pour défendre la frontière avec la Fédération au nord, ou pour poursuivre l'expansion Impériale au sud, à l'est et à l'ouest. A n'importe quel moment, au moins un flotte est en charge de la colonisation et de nombreuses unités plus petites escortent constamment les convois de ravitaillement ou patrouillent des systèmes à problèmes.

Une fois qu'une colonie Impériale est établie et fonctionnelle, aucune flotte de protection n'y sera stationnée car l'Empire ne peut tout simplement pas se le permettre. A la place, différentes unités sont mobilisées pour effectuer des patrouilles régulières de l'ensemble des colonies pour s'assurer que des pirates n'en prennent pas le contrôle. En revanche, les colonies ayant un chantier naval militaire majeur ont souvent une flotte présente en ravitaillement et réparation - ces installations sont nécessaires à travers tout l'Empire pour gérer tous les problèmes possibles car les unités sont souvent à plus de 10 ans du noyau impérial.

L'Empire préfère diviser sa Marine en flottes, et elles sont nombreuses. Les 'grandes flottes' sont plus rares, elles sont formées ponctuellement pour la conquête de nouveaux systèmes ou pour s'occuper d'une menace pirate importante. Elles sont nommées d'après leur stationnement et seul un petit nombre, comme la Flotte Mère, sont permanentes. Il existe aussi de nombreuses flottes, de la première à la dernière, qui s'occupent des tâches ménagères de la Marine, comme l'escorte de convois ou la patrouille coloniale. La taille de la Marine Impériale est impossible à calculer avec précision car des vaisseaux sont perdus chaque année et de nouveaux sont construits sans cesse. Les flottes sont numérotées et les nombres ne sont pas réutilisés si une unité complète disparaît au combat, mais la Marine n'est pas la plus rigoureuse quant à une quelconque classification car plus ce nombre est grand, plus la Marine est imposante. Ainsi, il n'y a pas si longtemps, la 500ème flotte a été formée et déployée pour une mission inconnue. Une unité moyenne contient au moins vingt vaisseaux de ligne [1], avec toutefois de grandes variations pour les petits vaisseaux. A vue de nez, on pourrait dire qu'il y a au bas mot 10 000 vaisseaux, mais ce nombre est certainement bien plus élevé. Quand on sait cela, on sait pourquoi la Fédération, avec ses quelques dizaines d'unités, ne devrait plus se risquer à attaquer l'Empire.

[1] Un vaisseau de ligne ne l'est pas au sens original du terme, c'est à dire un vaisseau capable de tenir la ligne de front. Bien que ce terme soit applicable à des navires (à l'exception peut être des frégates de seconde et troisième classes) qui peuvent lancer de grandes actions offensives et défensives, il se réfère en réalité à la lignée de la Dynastie Duval. La Marine emporte le sang de la Maison Royale Impériale et, pour souligner ce point, toutes les grandes flottes sont commandées par un prince du royaume, quel que soient ses capacités ou son expérience. Ainsi les vaisseaux de lignes impériaux sont littéralement les gardiens de la lignée Impériale.

Vaisseaux : tailles & types

Le plus gros vaisseau de la Marine Impériale est le cuirassé. C'est le seul navire qui égale, voire surpasse son équivalent fédéral, mais il n'est construit qu'en petit nombre à cause de son coût prohibitif, de l'équipage hautement qualifié nécessaire et des spécifications de l'appareil qui sont très avancées, surtout selon les standards impériaux. Les cuirassés ne sont pas construits pour être perdus, une telle fin serait catastrophique et la propagande Impériale dépeint habituellement les cuirassés impériaux comme étant des navires invincibles. Ils sont nommés en l'honneur de la Maison Impériale, preuve supplémentaire que ces vaisseaux ne doivent en aucun cas être perdus, ou d'une planète des systèmes centraux de l'Empire. Par exemple, le HIMS Hengist Duval est le vaisseau amiral de l'Empereur et le HIMS Achenar est le vaisseau principal de la Flotte Mère.

Dans la classe en dessous, on trouve le croiseur, et sa petite soeur le contre-torpilleur. Ces deux vaisseaux sont conformes à la majorités des vaisseaux de la Marine Impériale en ce sens qu'ils sont très peu avancés technologiquement au regard de leurs homologues fédéraux et indépendants. Ils possèdent un éventail raisonnable d'armes et de systèmes défensifs, mais rien de comparable à ce qu'on trouve sur un cuirassé et ils ne possèdent pas non plus leur propre flotte de chasseurs Osprey. Les croiseurs sont souvent les vaisseaux amiraux dans différentes unités car il n'y a pas assez de cuirassés pour faire l'affaire. Enfin, leur puissance de feu est bien plus importante que leur défense. Les contre-torpilleurs sont essentiellement une version plus petite du croiseur avec une puissance offensive et défensive similaire, de nombreuses mines et autres armes du même genre. Ces deux vaisseaux ne sont jamais vus l'un sans l'autre : le croiseur compte sur le contre-torpilleur pour sa défense et un contre-torpilleur seul ne peut pas lancer une attaque efficace.

Encore un cran en dessous, on trouve les frégates, réparties en trois classes : la première classe avec 66 canons, la deuxième avec 44 canons et la troisième avec 22 canons. Les frégates sont petites, rapides et les moins chères à produire et équiper. Technologiquement très pauvres, elles sont construites pour accompagner les vaisseaux plus gros, faire office d'éclaireurs ou encore convoyer des messages ou du personnels de haut rang. Le devoir d'une frégate et de trouver l'ennemi, pas de l'engager sans renforts. Les trois classes sont seulement différentes par la taille, le nombre de canons et la taille de l'équipage ; leur armement est toujours le même et il n'y a aucune différences sur les systèmes embarqués. Les frégates de première classe sont les plus rares alors que les frégates de deuxième et troisièmes classes sont souvent vues ensembles. Malgré leur rang inférieur dans la liste des navires militaires, le commandement d'une frégate reste prisé.

Les croiseurs, les contre-torpilleurs et les frégates sont baptisés en fonction de leur statut dans la Marine. Habituellement, les croiseurs se voient réservés les noms de batailles célèbres tandis que les autres vaisseaux se contentent des noms de planètes, de systèmes, de personnalités ou encore des slogans de propagande. Par exemple, le croiseur HIMS Delta Pavonis[2] a été baptisé ainsi pour honorer le rôle de son ancêtre dans l'important accrochage qui a eu lieu entre la Fédération et l'Empire ; la frégate de troisième classe HIMS Sohocan représente une planète semblable à la Terre dans un système lointain et revendiqué par l'Empire ; le premier vaisseau du héros de la Marine Impériale, Hans Maleren, était une frégate de troisième classe appelée HIMS Industrious ; la frégate de deuxième classe HIMS Pomerania affermit la position de l'Empire sur cette planète fertile ; quant au cuirassé HIMS Vesuvius, il est souvent le vaisseau amiral de ce que l'on appelle les "Flottes de Feu", des unités formées pour faire face aux incursions pirates dans la région d'Anayeth.

[2] La Fédération utilise aussi ce nom pour, ce qui n'est pas sans précédent.

Il y a de nombreux autres types de vaisseaux en dessous des frégates tels que les éclaireurs légers, les vaisseaux de ravitaillement, les vaisseaux d'entraînement, les navires cargos et les chasseurs Osprey (ceux-ci sont similaires aux vaisseaux de combat que l'on peut trouver dans le commerce). Les Ospreys opèrent rarement seuls et les cuirassés peuvent en emporter plusieurs pour les lancer ensuite au plus fort de la bataille, que ce soit pour s'occuper directement des chasseurs pirates ou pour harceler une cible plus grosse. Ironiquement, en dépit de leur petite taille, les Ospreys sont souvent équipés d'une puissance de feu à faire pâlir les vaisseaux plus gros de la Marine. Il faut dire qu'équiper ne serait-ce que les frégates de troisième classe ne serait absolument pas rentable et il faut donc faire des compromis.

Il y a aussi deux vaisseaux civils qui sont fameux à travers toute la galaxie : l'Imperial Courier et l'Imperial Trader. Malgré leurs capacités en tant que vaisseaux de combat, ils sont peu employés par la Marine et sont à la place vendus à des particuliers pour un profit bien plus important, souvent accompagnés de la mention "construit selon les spécifications militaires". C'est cependant de la publicité mensongère car bien qu'ils possèdent des caractéristiques élevées au regards des standards commerciaux et même militaires, ces vaisseaux sont bien trop petits pour être considérés comme des vaisseaux de ligne impériaux et, de toute façon, il n'existe pas de "spécifications militaires". Les Imperial Couriers sont de temps en temps utilisés pour le transports de certains amiraux ou capitaines aisés et on les aperçoit le plus souvent autour des systèmes centraux. L'Imperial Trader est resté dans l'ombre du Courier et se trouve restreint à un usage commercial uniquement. Il n'en reste pas moins que ces deux vaisseaux possèdent de grandes qualités et sont différents de la majorité des vaisseaux militaires impériaux : ils sont épurés, rapides, séduisants, chers et technologiquement avancés. De plus, il n'y a pas besoin d'un équipage important pour les manoeuvrer, trois membres et pour le Courier et six pour le Trader, ce qui creuse un fossé avec les plus petits vaisseaux de lignes de la Marine Impériale, les frégates de troisième classe, qui nécessitent un minimum de 250 membres d'équipage.

Les vaisseaux de commerce et les vaisseaux indépendants qui traversent l'espace impérial choisisse souvent de se mettre sous pavillon impérial, ce qui se traduit par un identifiant électronique qui apparaît sur tous les systèmes de scan. En effet, selon la loi, tout navire battant pavillon impérial doit être protégé par la Marine et même ravitaillé et réparé en cas de besoin. De plus, les pirates sont moins enclins à attaquer un tel vaisseau car cela signifie souvent qu'au moins un vaisseau militaire se trouve à proximité car les actes de piraterie contre ses propriétés sont traités en priorité par l'Empire. C'est d'ailleurs la principale raison qui pousse un commandant à prêter allégeance à l'Empire. Mais en retour de ces avantages, la Marine peut réquisitionner un vaisseau et son équipage à n'importe quel moment, de paix ou de guerre. Ce n'est d'ailleurs pas rare dans les systèmes lointains. Ainsi un vaisseau de commerce peut soudain se trouver reconvertit en un vaisseau de ravitaillement, ou la moitié de son équipage peut se voir rejoindre les rangs de l'armée pour combler les vides dans les rangs d'une frégate de passage. Les vaisseaux qui arborent l'emblème impérial sont tous listés dans les carnets de la Marine[3], carnet régulièrement mis à jour pour qu'un vaisseau ne puisse choisir son allégeance en fonction de ce qui l'arrange. Quand aux vaisseaux qui font des trajets réguliers dans l'espace impérial mais qui choisissent de rester indépendants, ils sont traiter avec froideur et ils sont interdits d'approcher les vaisseaux de la Marine.

[3] Une liste de tous les vaisseaux alliés est cryptée et transmise par le Commandement Central à tous les vaisseaux militaires à travers l'Empire.

Equipage & entraînement

Les vaisseaux de la Marine Impériale possèdent le plus souvent un équipage plus nombreux que nécessaire, tout simplement pour remplacer aux plus vite les pertes inévitables dues aux batailles. C'est d'autant plus nécessaire que l'Empire ne compte pas sur l'automatisation, à l'opposé des navires de la Fédération et la main d'oeuvre humaine et la seule ressource que l'Empire possède en abondance. C'est particulièrement le cas avec les esclaves (officiellement appelés "serviteurs volontaires de l'Empire travaillant pour leur liberté") qui composent plus d'un tiers des soldats de la Marine. Certains trouvent d'ailleurs cela inquiétant car des mutineries coordonnées pourraient mettre à bas la Marine Impériale dans son ensemble et, par conséquent, l'Empire qui compte quasiment exclusivement sur son armée navale. Pour prévenir un tel soulèvement, des mesures de précautions ont été mises en place et une mutinerie même sur un vaisseau isolé est un fait extrêmement rare.

L'entraînement, que ce soit pour les volontaires ou pour les conscrits, est très simple et se concentre sur l'apprentissage d'une tâche particulière avant d'encourager le travail d'équipe, l'unité et la coopération par l'apprentissage des tâches des autres membres d'équipage. L'entraînement se pratique à grande échelle et, chaque mois, ce sont littéralement des centaines de nouvelles recrues qui sont disponibles pour peupler les vaisseaux de lignes où les pertes humaines sont constantes en raison des conflits innombrables auxquels la Marine prend part.

L'entraînement des officiers est un poil plus spécialisé, bien que les volontaires soient souvent promus, surtout dans les unités qui participent à de gros combats. Ainsi, et en dépit de leur prestige, les académies d'officiers ne sont que très peu différentes de leurs équivalentes pour les soldats du rang, la différence se situant plus au niveau de l'étiquette que de la vocation car les tâches et devoirs d'un officier sont clairement à la portée des volontaires les plus compétents.

L'entraînement des conscrits en revanche n'autorise aucune spécialisation et ils sont à peine considérés comme de glorieux travailleurs. La loi impériale déclare que tout esclave ou conscrit se verra accorder la liberté après sept ans de "bons et loyaux services" dans n'importe quelle arme de l'armée impériale. Cependant, une telle promotion reste quelque chose de rare car l'espérance de vie moyenne d'un conscrit ne dépasse pas dix ans et la discipline est telle que ceux qui survivent jusque là ont au moins une infraction à leur actif.

Les inconvénients d'avoir des équipages aussi nombreux sont évidents et facilement surmontés, habituellement au détriment du confort. Il y a des quartiers pour les hommes partout où il y a de la place et rien n'est fait pour leur rendre la vie plus confortable. Les réserves alimentaires prennent autant de place que les munitions, même si il faut garder à l'esprit que les vaisseaux fédéraux doivent consacrer plus ou moins la même place pour stocker des cellules d'énergie. La 'technologie' des vaisseaux impériaux est entièrement dépendante de l'entraînement et des capacités de l'équipage et, avec le temps et l'expérience, le vaisseau deviendra plus performant face à l'adversité. De leur côté, les vaisseaux fédéraux sont bien plus prévisibles car beaucoup plus automatisés et l'entraînement de l'équipage n'a que peu de répercussions sur leurs comportements. Mais finalement, comme pour son économie, tout cela n'est possible pour l'Empire que grâce à ses esclaves.

Technologie

L'Empire est connu pour son avance technologique sur la Fédération, spécialement en matière de système de conduite et d'équipement offensifs et défensifs. Cependant, à cause du coût d'équipement des vaisseaux avec de tels dispositifs, beaucoup de vaisseaux impériaux entrent en service sans le moindre équipement défensif. Typiquement, une frégate n'aura ni boucliers, ni système de réparation de la coque, ni ECM. Seuls les cuirassés sont équipés avec les dernières innovations en matière de défense et d'attaque et seront, de fait, plus puissants que leurs vis-à-vis fédéraux. Mais comme chaque vaisseau fédéral possède des boucliers et d'autres dispositifs qui manquent sur les vaisseaux impériaux, les navires de la Fédération sont généralement supérieurs aux vaisseaux de l'Empire. Récemment, il y a eu des tentatives de l'Amirauté Impériale pour lancer la construction de 'cuirassés de poche' pour contrer la supériorité technologique fédérale mais, dans tous les cas et malgré leurs défauts évidents, le nombre important de croiseurs, contre-torpilleurs et frégates suffit largement à submerger n'importe quelle flotte fédérale. Cela dit, il est difficile pour l'Empire de déployer une telle flotte à la frontière avec la Fédération (en dehors des forces de protection qui s'y trouvent déjà) car la Marine Impériale est déjà très étendue à cause des patrouilles dans les colonies et que toutes les ressources disponibles sont consacrées à l'acquisition de nouvelles colonies, colonies qui sont essentielles pour maintenir la croissance au sein de l'Empire. Ainsi, les conflits avec la Fédération sont évités même si la Fédération perdrait la majorité de sa flotte si cela devait arriver, mettant alors en danger les systèmes qui se retrouveraient sans une protection militaire, ou ceux dont la loyauté n'est acquise que grâce à cette présence militaire. C'est pour ces raisons que les deux puissances se tolèrent et évitent les combats.

A bord d'un vaisseau impériale, les systèmes high-tech sont peu nombreux et épars. Le contrôle de l'armement de base est entièrement manuel, la navigation et le pilotage sont dédiés à un personnel qualifié et même le capitaine doit sans cesse faire des calculs savants faute d'un terminal informatique. Ce manque de confiance sur l'automatisation permet à l'Empire de non seulement faire des économies sur le coût de construction de ses vaisseaux, mais aussi d'avoir des équipages extrêmement performants, sans aucune comparaison avec la Fédération. De plus, un vaisseau impérial pourra encaisser de nombreux coups avant de devenir complètement inutile car même une carcasse de métal avec seulement un système de conduite et des canons rudimentaires représente une menace potentielle entre des mains impériales.

Commandement & Quartier Général

La Marine Impériale est gérée par une administration centrale qui se trouve dans le système central Facece dans le secteur (0,-4). L'Amirauté possède de nombreux quartiers généraux dans les systèmes centraux, ainsi que des centaines de bâtiments administratifs qui lui permettent d'accomplir la tâche gargantuesque qu'est l'organisation des opérations de tous les vaisseaux militaires. Rien que les bureaux administratifs de l'Empire possèdent plus d'employés que toute la flotte Fédérale réunie. Le QG de cérémonie se trouve dans le district du Centre de Duval City, sur la planète capitale Capitol du système Achenar (1,-4). Cependant, le QG d'opérations, mais aussi spirituel, est Tanase House sur Topaz, nommé en l'honneur d'Andrei Tanase, un fonctionnaire dont les réformes du 28ème siècle ont sauvé la flotte de la ruine et de la corruption. Le système Facece abrite aussi la plupart des chantiers navals impériaux avec pas moins de huit entrepreneurs privés qui opèrent des installations privées en plus des installations nationales. Tous les vaisseaux militaires sont construits, équipés et lancés dans Facece et nombreuses sont les académies et les camps d'entraînement que l'on peut trouver sur les planètes rocailleuses du système. Par exemple, l'école des artilleurs navals se trouve sur Peter's Wreck.

Comme on peut s'y attendre d'une société obsédée par les classes et les statuts, le commandement de la Marine Impériale est structurée à l'image de son équivalent civil de manière à maintenir une élite aristocratique. Bien que l'environnement global laisse une large place au mérite, les plus hauts postes sont toujours occupés par des hommes dont la loyauté surpasse les capacités. Pour un volontaire, il est relativement facile de devenir officier ou même commandant, mais les Amiraux de la Marine sont tous issus de familles nobles. Ainsi, un héritier mâle d'une telle famille pourra facilement entrer dans l'armée en tant qu'officier et sera rapidement promus, sauf fautes graves, sans considération pour ses résultats. Et parmi ces officiers, on trouvera de nombreuses personnes issues des classes moyennes, principalement des jeunes à la recherche de la gloire et de la fortune et qui, avec leurs diplômes et leur volonté, pourraient gravir les échelons rapidement.

Naturellement, le commandant suprême de la Marine Impériale est l'Empereur lui-même. Les différentes flottes sont toutes, sans exception, commandées par des hommes qui lui vouent une loyauté sans faille et, que ce soit un de ses héritiers parmi les princes du royaume ou un courtisan soigneusement choisit, c'est considéré comme un honneur de servir sa Majesté de cette manière. Mais en dehors de certaines familles aristocratiques influentes, nul ne peux espérer un jour commander une unité plus grande qu'un escadron ou qu'un convoi mineur. La propagande impériale compte énormément sur les glorieux exploits de sa Marine bien-aimée et les hommes qui la dirige, et qui reçoivent tout le crédit, sont de fait des homme de sang impérial sélectionnés personnellement par Sa Majesté. Mais ironiquement, quand un officier venant d'une classe moyenne s'élève au statut de héros au sein de la Marine, c'est vu comme étant une réussite de l'environnement basé purement sur le mérite. Mais le citoyen moyen, même si il aime lire les exploits d'un homme partant de rien, préfèrera toujours connaître le triomphe d'un prince au nom de l'Empire. Cela permet en effet de justifier le système injuste de classes sociales car celui-ci semble du coup porter ses fruits aux yeux des citoyens.

Comme les Amiraux de la Marine ont eux-même commencé leurs carrières dans des frégates de patrouille et au milieu des citoyens ordinaires, ils n'oublient jamais le mérite de leurs anciens équipiers et la plupart des commandants ont le plus grand respect pour les officiers qui servent sous leurs ordres. Le plus étrange dans cette société tellement ancrée sur les classes et que cela fonctionne plutôt bien et l'histoire de la Marine Impériale est pleine d'exemples d'amiraux issus de nobles familles et plus que capables. Tel est le lien entre la Marine et l'aristocratie et le service militaire est finalement inscrit dans les gênes des familles nobles, tant que cela en devient une passion voire un rite de passage, surtout pour un homme qui veut faire une carrière politique par la suite. On attend d'eux d'être irréprochables et une réussite sans faille, de protéger ainsi leur nom et leur réputation car une erreur se paierait alors au prix fort.

La plupart des citoyens impériaux grandissent en obéissant à leur supérieurs par la naissance et c'est sur ce concept qu'est fondée la chaîne de commandement de la Marine (mais aussi de toute force armée impériale). Les officiers et amiraux de classe supérieure sont aux commandent car c'est leurs rôles et qu'ils ont été éduqués en ce sens. Les classes moyennes les serviront parce qu'ils ne savent pas faire autrement.

Bien sur, l'essentiel de l'expertise technique de la Marine vient des milliers d'officiers qui se trouvent sous les instances supérieures et du capitaine au bombardier, seuls le mérite et l'attitude comptent et priment sur tout le reste. Et si il vrai qu'un roturier doit travailler dur pour s'élever dans la hiérarchie, ce n'est pas impossible. C'est même inévitable en raison des pertes élevées. Les possibilités de promotions sont d'ailleurs meilleures dans les patrouilles coloniales car les nobles préfèrent éviter de se salir les mains et se réservent les grandes flottes qui sont dédiées à la conquête de nouveaux systèmes et qui sont beaucoup plus glorifiées. Typiquement, une patrouille coloniale aura un noble de petite importance à sa tête, des capitaines issus des classes moyennes et des lieutenants aux passés divers mais aux capacités hors du communs et désireux de prouver leur compétence. Occasionnellement, un noble dont la famille n'a plus la faveur impériale peut se retrouver aux commandes d'un convoi d'hydrogène, mais il sera quand même aux commandes. Théoriquement, il n'y a aucune limite au grade que peut atteindre un citoyen lambda mais en pratique, il n'ira jamais plus loin que commandant. En effet, Sa Majesté préfère avoir une marionnette loyale à la tête de sa flotte immense plutôt qu'un citoyen extrêmement compétent. La marionnette commandera avec l'aide de subordonnés doués quand le roturier pourrait penser à faire une révolution, et même si cela reste improbable, cela ne vaut pas le risque. Sans compter qu'un agent fédéral pourrait monter en puissance dans la flotte impériale car l'Empire reconnait qu'il y a plusieurs centaines d'agents infiltrés dans ses rangs. En effet, l'Empire, au contraire de la Fédération, autorise les citoyens fédéraux à rejoindre son armée si ils le désirent.

La Fédération: Spécialisation et haute technologie

La Marine de la Fédération, de son nom officiel mais souvent appelée Marine Fédérale, apparaît plutôt digne, au contraire du mammouth que constitue la Marine Impériale. Elle est en effet petite, hautement avancée et seuls les meilleures spécialistes en font partie. Son devoir est de défendre les intérêts de chaque membre de l'Assemblée Fédérale, avec donc une liberté moindre que son équivalente impériale, et doit rendre des comptes à une autorité supérieure. Seules les compétences techniques permettent les promotions et les équipages sont si restreints que l'avancement est un processus lent et douloureux, d'autant plus que la Marine Fédérale ne participe pas à beaucoup de combats et les décès sont rares et plus souvent dus aux accidents et aux maladies. De son côté, la Marine Impériale perds des centaines d'hommes à cause de la fatigue, la plupart pendant les combats et loin de chez eux.

Vaisseaux : tailles & types

A la différence de la Marine Impériale, la Marine Fédérale constitue une force réduite et professionnelle qui représente une fraction de ce que l'Empire possède mais qui coûte dix fois plus. Tous les vaisseaux fédéraux sont construits selon des standards très élevés et leurs plans et équipements sont hautement classifiés. Les cuirassés sont les vaisseaux les plus importants et donc les plus sophistiqués. Ceux-ci sont aussi construits pour être pratiquement indestructibles et ne sont pratiquement jamais assignés au systèmes frontaliers, étant à la place utilisé comme des vaisseaux de cérémonie ou pour instiller un sentiment de sécurité dans les systèmes centraux. Mais la plupart du temps, ces vaisseaux sont gardés en réserve. Ils sont baptisés d'après les capitales originales de la Terre et, aux côtés des cuirassés impériaux, ils forment les vaisseaux les plus avancés de la galaxie connue et leur perte est inconcevable au regard de l'investissement en hommes et en matériel. Tout comme l'Empire, la Fédération entretient aussi des croiseurs, des contre-torpilleurs et des frégates qui sont à l'image de leurs équivalents, mis à part la qualité de construction et des équipages.

Le croiseur est en fait le vaisseau le plus utilisé en tant que vaisseau de commandement dans la Marine Fédérale. Il est bien plus petit qu'un cuirassé et la Fédération déploie le plus souvent ces vaisseaux à la tête d'escadron hautement mobiles pour des missions de combat - habituellement des escarmouches avec des flottes pirates. Ainsi, les cuirassés peuvent être gardés en réserve pour le cas où une guerre contre l'Empire nécessiterait la mobilisation d'une puissante unité de combat. En attendant, la Fédération préfère déployer de petites unités avec un croiseur pour navire amiral. Et en raison de leur avantage technologique, ces unités peuvent défaire facilement toute menace pirate sur leur route.

Les contre-torpilleurs sont des vaisseaux de patrouille qui, au contraire de leurs homologues impériaux, peuvent agir seuls. Ce sont en effet des vaissaux avancés dont la spécialité est l'utilisation de missiles et un contre-torpilleur seul suffit à dissuader les pirates d'attaquer une planète ou même de s'aventurer à porter des radars. Cependant, la Fédération ne possède pas assez de ces vaisseaux pour protéger toutes ses colonies et heureusement que la plupart des colonies peuvent se permettre, voire préfèrent entretenir leurs propres flottes de défense.

Les frégates ont un rôle équivalent que ce soit dans l'Empire ou dans la Fédération, c'est à dire qu'elles sont utilisées comme vaisseaux de reconnaissance. Bien que largement moins nombreuses que dans la Marine Impériale, les frégates fédérales sont tout de même très coûteuses à lancer et entretenir et si dans un face à face ces dernières sortiraient vainqueurs, il faut environ 25 frégates impériales pour égaler le prix d'une frégate fédérale. Cela dit, il est très improbable que la Fédération risque un de ces vaisseaux sans un soutien sérieux et leur rôle est aussi limité à la reconnaissance avec une interdiction d'engager l'ennemi sans ordre en ce sens.

Le Hawk Airfighter est le chasseur de prédilection de la Marine Fédérale et un cuirassé peut en embarquer plusieurs centaines. Plus rapide que l'Osprey, il remplace petit à petit l'antique Kestrel. Tous les autres vaisseaux militaires (ravitailleurs, transporteurs, etc) sont classifiés et aucun vaisseau commercial, à l'exception du Hawk et du Kestrel, n'est en service dans la Marine.

Un point intéressant à noter est que les vaisseaux fédéraux ont une durée de vie limitée basée uniquement sur leur ancienneté. Cela peut différer d'un vaisseau à un autre, mais des dispositifs sont en place pour assurer qu'aucune défaillance ne puisse arriver et limiter les capacités d'opérations d'un vaisseau militaire. C'est une des raisons qui permet aux colonies d'assurer elles-mêmes leur défense car il leur suffit de racheter les vaisseaux démobilisés et de les rénover. Cela n'arrivera jamais dans l'Empire, et ce pour deux raisons : 1) l'Empire défend ses propres colonies pour les raisons expliquées dans l'essai sur l'Economie et 2) les vaisseaux de la Marine Impériale restent en service jusqu'à leur destruction. Bien entendu, les cuirassés ont un régime de faveur et même les colonies fédérales n'ont pas le droit de posséder un vaisseau comparable en taille et en puissance à ces monstres.

Equipage & entraînement

Autant physique que technique, l'entraînement pour intégrer la Marine Fédérale s'étale sur plusieurs années et qui veut faire carrière dans l'armée doit commencer dès que possible car la compétition est rude. La paye est très élevée mais les conditions de recrutement sont strictes. Même si on peut rentrer sans éducation, un diplôme universitaire sera toujours préféré, particulièrement si cela implique des connaissances techniques ou militaires, et aucun privilège ne sera accordé en fonction de la naissance ou de la classe sociale. Ainsi, les officiers fédéraux sont notoirement plus âgés et doivent leur avancement à leur passif militaire et leurs connaissances. Cependant, comme la Marine Fédérale ne porte que peu de considération au service actif, beaucoup d'officiers manquent d'expérience en combat. Pour combler ce manque, des centres de simulation très avancés se trouvent dans chaque académie militaire et les officiers ont pour ordre de s'y rendre régulièrement. Et comme la guerre froide dure depuis des centaines d'années, nul ne sait comment se comporteraient les officiers fédéraux dans une guerre avec l'Empire.

Au sein de la Fédération, et encore une fois à l'opposé de l'Empire, l'armée et spécialement la Marine ne sont pas tenues en estime par la population. Le service militaire n'est ni un rite de passage ni un privilège et comme il y a peu de roulement et de demande en personnel, la plupart des citoyens ne voient pas en l'armée une possibilité de carrière. A la place, les quelques écoles militaires ont la possibilité de choisir elles-mêmes les quelques recrues nécessaires chaque année. Et on voit rarement les marins parader en uniforme sur les planètes ou dans les astroports tandis que les marins impériaux l'arborent avec fierté. Et même, bien que cela ne soit pas toujours appliqué, la loi impériale oblige tout citoyen à saluer le personnel militaire comme un supérieur. Cela serait tout à fait aberrant dans la Fédération. Tout comme la conscription d'ailleurs et il n'y a aucun précédent dans l'histoire de la Fédération, du souvenir de la population. De même, le pourcentage de la population qui sert les armes est trop faible pour être mesuré, d'autant plus que tous les services auxiliaires, à l'instar des centres hospitaliers ou des gestionnaires de carburant, sont sous-traités par des entreprises privées. Comme à son habitude, la Fédération se démarque encore une fois de son voisin.

Technologie

Quel que soit le vaisseau, la Fédération possède la meilleure technologie de la galaxie connue. La majorité des systèmes embarqués sont classifiés mais il va s'en dire que sans cette technologie, la Fédération serait à la merci non seulement de l'Empire, mais aussi de la moindre bande de pirates, des compagnies indépendantes qui lorgnent sur des colonies frontalières ou encore des colonies qui souhaiteraient faire sécession. Tous les vaisseaux militaires sont défendus par des boucliers, équipés de systèmes de réparation de coque, d'ECM et de rayons lasers guidés par ordinateur. L'équipement de chaque vaisseau est extrêmement coûteux, ce qui explique aussi la petite taille de la Marine Fédérale. Habituellement, un peu moins de 1 000 vaisseaux sont mobilisés en même temps et même si, comme on l'a dit plus tôt, il est impossible de savoir le nombre exact de vaisseaux impériaux, on peut facilement parier sur au moins dix fois plus.

L'informatique et l'automatisation jouent un rôle important dans le fonctionnement d'un vaisseau fédéral. L'équipage est réduit au profit de l'automatique, ce qui devient le talon d'Achille de ces vaisseaux car la défaillance des systèmes embarqués peut rapidement rendre le vaisseau inopérant. Il existe des procédures pour outrepasser les systèmes informatiques, mais leur utilisation est rare, et classifié. De toute façon, il n'y a pas assez de membres d'équipage dans un vaisseau pour remplacer tous les systèmes manuellement.

Commandement & Quartier Général

En dernier lieu, le commandement de la Marine Fédérale est du ressort du Ministre de la Défense, un poste supérieur dans le gouvernement fédéral. Le Quartier Général de cérémonie de ce ministère se trouve sur Mars dans le système Sol (0,0) mais la flotte est en réalité administrée depuis Eta Cassiopeia (0,2) où on trouve toutes les bases principales, les chantiers navals, les camps d'entraînement ainsi que tous les vaisseaux qui ne sont pas en opération. En effet, comme la Fédération doit acheter son carburant à la Corporation Sirius, les vaisseaux ne sont pas actifs en permanence et n'importe quel visiteur dans le système pourra apercevoir de nombreux vaisseaux amarrés à différents docks tandis que les équipages s'entraîneront à l'aide de simulations. Beaucoup de commandants sont mécontents de devoir compter à ce point sur une corporation civile, mais c'est le capitalisme et l'argent qui dictent les décisions fédérales et non les caprices des militaires.

Du technicien au capitaine, et même au commandant et à l'amiral, c'est le mérite et l'ancienneté qui permettent les promotions. Ainsi, la plupart des amiraux sont des hommes âgées quand les jeunes se retrouvent aux grades inférieurs, quels que soient leurs compétences. C'est seulement quand un militaire de grade supérieur part en retraite que la promotion est possible et comme il y a peu d'unités, il y a peu de départs. Cela dit, une fois le grade de capitaine, ce n'est qu'une question de temps avant qu'un commandant ne laisse sa place en prenant un poste d'amiral, même si cela se compte le plus souvent en dizaines d'années. Si on y ajoute la confiance en la technologie, la Marine Fédérale peut être vue comme un dinosaure dans les cercles impériaux. Prévisible en terme de stratégie et de tactique, confiante dans ses ordinateurs et ses algorithmes pour administrer ses déploiements et ses plans d'attaque, l'instinct ne compte pas beaucoup dans l'armée fédérale. Une unité de la Marine Impériale a peut être un jeune noble à sa tête avec des subordonnés promus à cause des pertes humaines, mais une unité fédérale est dirigée par un vieil amiral et des commandant à peine moins âgés. Les commandants fédéraux sont d'ailleurs connus pour leur approche conservatrice des batailles, encore une fois à l'opposé des officiers fédéraux, jeunes et avides de sang et de gloire.

En conclusion, malgré des années d'entraînement avancé, les équipages restreints de la Marine Fédérale ne tiennent pas la comparaison face à l'expérience des équipages impériaux, forgée dans le sang de la bataille. Dans la Fédération, la majorité du temps de service est passée en entraînement et le service actif consiste principalement à visiter et inspecter les colonies déjà bien protégées. Et quand bien même, les missions autres que les missions de combat restent rares car la mobilisation d'une unité est une opération coûteuse. Finalement, comme les combats sont rares, les dernières preuves de l'efficacité guerrière de la Marine Fédérale remontent à des siècles.